L’approvisionnement en eau potable de l’aéroport est assuré par la Société des eaux de Marseille via le réseau intercommunal de l’ouest de l’agglomération marseillaise.
Le réseau aéroportuaire dessert l’ensemble des utilisateurs.

consommation eau

 

Depuis plus de 15 ans, l’aéroport s’est lancé dans une politique systématique d’économie de la ressource.
La décennie 1990 / 2000 a été marquée par la refonte complète des réseaux, ce qui a permis d’éliminer la quasi-totalité des fuites d’eaux.

Malgré l’augmentation du nombre de salariés et du nombre de passagers au cours des dernières années, la consommation d’eau est restée à un niveau très limité, grâce à la recherche systématique d’économies.
En 2014, la consommation s’établit à 20 litres par passager, soit une baisse de 4.21% par rapport à 2013.

 

 

Eaux usées

 

Les eaux usées sont formées par une activité humaine :

  • Domestique : vaisselle, bains, etc ou
  • Industrielle : construction, lavage d’équipement, etc

Dans le cas de l’aéroport Marseille Provence, ce sont les activités quotidiennes de l’exploitant qui sont à l’origine de ces rejets d’eaux usées : nettoyage des sols, des véhicules, voiries, etc.

Ces eaux sont alors contaminées, puisqu'elles sont mélangées avec des substances polluées, comme les hydrocarbures. Ces dernières sont rejetées dans le réseau d’assainissement public et sont donc traitées dans des stations d’épuration.

Sur l’aéroport Marseille Provence, il existe deux secteurs de production d’eaux usées :

  • LA ZONE OUEST

Elle comprend les hangars Boussiron et Fourès avec quelques sociétés de maintenance et la zone de résidence de la gendarmerie et des marins pompiers. Le traitement se fait par la station d’épuration du SIA regroupant Marignane, Gignac-la-Nerthe et St-Victoret.
Cette station gérée par la Société des Eaux de Marseille, a été mise en service en 1993.

  • LA ZONE EST

Elle regroupe l’essentiel de l’activité aéroportuaire.

Le traitement est réalisé par la nouvelle station d’épuration de Vitrolles, dont la 2ème tranche a été inaugurée en 2008. Cette station dernière génération préserve la bonne qualité des eaux de la cadière de l’Etang de Bolmon, et donc de l’étang de Berre, grâce à des procédés de traitement très performants.

 

eaux pluviales

Selon l’article 640 du code civil français, la définition de l’eau pluviale est la suivante : « ce sont des eaux qui découlent des fonds élevés vers les fonds inférieurs, naturellement, sans que la main de l’homme y ait contribué. »

Contrairement à une idée reçue, l’eau de pluie n’est pas une eau propre.

Les études effectuées sur les eaux pluviales montrent qu’une partie de la pollution contenue dans les eaux de ruissellement est directement imputable à la pollution des eaux météorites (eau de plui qui n’est pas encore tombée du sol) du fait de l’activité urbaine et industrielle.

A cela s’ajoutent pour les aéroports les pollutions de différentes natures, liées à son activité :

  • Les pollutions issues des voiries et des parkings automobiles, avec les polluants caractéristiques des zones urbaines
  • Les gaz de combustion des avions qui entraînent des dépôts sur les surfaces imperméabilisées.
  • L’avitaillement peut également être une source de pollution
  • L’usure des revêtements et des gommes déposés par les avions lors de l’atterrissage
  • La pollution saisonnière liée au dégivrage des avions et déverglaçage des pistes. Ces produits à forte biodégradabilité sont très peu employés sur l’aéroport Marseille Provence compte tenu des conditions climatiques.

 

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CONTEXTE JURIDIQUE

Dans le domaine de l’eau, la réglementation repose sur la loi du 3 janvier 1992, dite loi sur l’eau, ainsi que sur le décret d’application du 29 mars 1993 modifié par le décret du 17 juillet 2006.

Cette loi fixe le cadre global de la gestion de l’eau en France et pose le principe de l’unité de la ressource en eau, en s’appuyant sur une notion très importante : l’eau fait partie du « patrimoine commun » de la nation.

Ceci implique que la qualité de la ressource en eau doit être surveillée et préservée dans un souci de développement durable et donc gérée de façon « globale et équilibrée ». En ce sens, l’article 10 de la loi sur l’eau (art L 214-1 à L 214-6) soumet à un régime de déclaration ou d’autorisation préalable de l’administration les IOTA (Installations, Ouvrages, Travaux ou Activités) susceptibles d’avoir une incidence sur la ressource en eau, comme par exemple :

  • Des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines (restituées ou pas)
  • Une modification du niveau ou du mode d’écoulement des eaux
  • La destruction des frayères, des zones de croissance ou d’alimentation de la faune piscicole
  • Des déversements, écoulements, rejets ou dépôts directs ou indirects, chroniques ou épisodiques même non polluants.

Ainsi les aéroports peuvent être concernés par une ou plusieurs de ces rubriques compte-tenu des modes d’exploitation et d’usage de l’eau et de la configuration de leur infrastructure.

C’est le cas avec les rejets d’eaux pluviales qui font l’objet, soit d’une autorisation lorsque la surface du projet est supérieure à 20 ha, soit d’une déclaration lorsque la surface est comprise entre 1 et 20 ha.
La réalisation d’un dossier loi sur l’eau est alors nécessaire avant d’obtenir la délivrance d’un arrêté préfectoral d’autorisation de rejets des eaux pluviales.

 

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TRAITEMENT DES EAUX PLUVIALES à l’aéroport Marseille Provence

 

Le contrôle de la qualité des rejets

 
A l’aéroport Marseille Provence, la surface imperméabilisée susceptible de drainer des pollutions en cas de fortes pluies est d’environ 170 ha.

Les rejets pluviaux de l’aéroport vers l’Etang de Berre ont fait l’objet de plusieurs études qualitatives :

  •  L’étude CETE-APAVE, réalisée entre 1993 et 1995, a porté sur les points de rejets caractéristiques dans l’Etang de Vaine. Les résultats qualitatifs ont montré des concentrations relativement faibles, dans tous les cas inférieures aux valeurs observées généralement pour des zones imperméabilisées urbaines et routières.
  • L’étude du laboratoire central des Ponts et Chaussées datant de 1997 a porté sur le suivi annuel d’une zone plus restreinte, identifiée dans l’étude CETE-APAVE comme le lieu de rejet le plus chargé de l’aéroport. Il s’avère que les charges annuelles de pollution de cette zone de l’aéroport sont comparables aux valeurs mesurées sur des sites autoroutiers pour la DCO (Demande Chimique en Oxygène), les MES (Matières En Suspension) et les hydrocarbures, et sont moindres pour les métaux, les nitrites, les chlorures et les sulfates.
  • Enfin, une étude a été réalisée par la Société des Eaux de Marseille en mai 2002, dans le but de connaître la qualité des eaux pluviales au niveau des aires de stationnement internationales.

 

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PLANS D’ACTIONS

 

Les principaux polluants à traiter sur une infrastructure aéroportuaire sont les MES, les hydrocarbures et les pollutions exceptionnelles.

La mise en place d’ouvrages de traitement spécifique

L’aéroport dispose essentiellement de deux dispositifs :

  • Les séparateurs à hydrocarbures : ils permettent d’extraire les hydrocarbures contenus dans les eaux de ruissellement.
  • Les bassins de stockage et de décantation piégeant les particules les plus lourdes contenues dans l’eau.

Trois ouvrages sont actuellement en service et permettent de traiter essentiellement les eaux pluviales provenant des pistes et des voies de circulation.

  • Au Sud-Est, est en service un bassin de décantation et de séparation des eaux chargées en hydrocarbures, qui proviennent essentiellement des aires de stationnement des avions de la Sécurité Civile et des parkings véhicules légers situés en zone publique. 
  • Sous les aires avions, nous disposons d’un bassin débourbeur et séparateur d’hydrocarbures d’une capacité de 100 m3. Il permet le traitement des eaux de ruissellement de la zone d’embarquement des halls 1, 2 et 3 et mp².
  • Au Nord-Ouest des installations en zone réservée, un bassin de rétention doté d’un séparateur d’hydrocarbures permet de réguler les flux en cas de fortes pluies et de limiter les rejets polluants dans l’Etang de Berre.

Afin de moderniser le réseau de traitement des eaux pluviales, une réflexion s’est engagée avec les services du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire sur les investissements à réaliser et sur les priorités à mettre en œuvre.

 

Un très important programme d’investissements de plus de 6 millions d’euros a été arrêté, visant à mettre en place sur les réseaux d’eaux pluviales existants des stations de traitement (décanteur/séparateur d’hydrocarbure).

Ce projet se déroule en 3 grandes phases, explicitées ci-dessous :

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