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La faune et la flore

Inséré dans un tissu urbain et industriel important, l’aéroport dispose cependant d’espaces verts privilégiés.
Près des trois quarts de sa surface sont occupés par de la prairie fauchée et des zones humides.

La juxtaposition des milieux naturels (prairies), des milieux humides (Salins du Lion) et lagunes (Etang de Vaine à l’Ouest, Etang de Bolmon au Sud) constitue un atout qu’il convient de préserver.
Au regard de la faune et de la flore, le site le plus attractif est constitué par les Salins du Lion.
D’une superficie de 26 ha, les Salins s’étendent à l’Est de la zone fret aéroportuaire et constituent un des rares espaces naturels du littoral de Vitrolles.

 

En 1973, la CCIMP a acheté les terrains à la Compagnie des Salins du Midi et de l'Est de la France avec un double objectif :*

  1. Permettre de développer la zone fret. Le dernier remblaiement de 4 hectares a été réalisé en 1996.
  2. Assurer un suivi de cette zone riche, mais constituée de populations d'oiseaux pouvant représenter un danger (mouette rieuse, cigogne, grand cormoran, etc...)

 

La sécurité des vols et en l’occurrence la lutte contre le péril aviaire constituent une priorité.

Mais cet impératif ne signifie pas pour autant que les autorités aéroportuaires se sont désintéressées de cette zone. L’aéroport s’est employé à conserver ce patrimoine.

Les Salins accueillent une avifaune riche avec plus de 108 espèces observées dont 63 protégées au niveau national et 19 inscrites à l’annexe 1 de la directive Oiseaux.
La richesse de cette avifaune variée est liée à la diversité des habitats naturels où plusieurs associations végétales aquatiques et terrestres se juxtaposent. Le calme du site (interdiction de la chasse et absence d’activités nautiques) contribue également à l’épanouissement de la faune.
Dès lors, la vigilance est de mise pour conserver ce site et veiller notamment à éviter toute crise de botulisme comme celles de 1994 et 1996 qui avait provoqué la mort d’un certain nombre d’oiseaux.
Le botulisme est une intoxication due à l’indigestion d’une toxine produite par une bactérie.

Très contagieux, le botulisme peut se transmettre très rapidement par une prolifération des asticots sur les carcasses mortes.

Une étude réalisée en 1997 par la station biologique de la Tour du Valat à la demande de la CCIMP montre qu’un faible niveau d’eau, des niveaux fluctuants et des températures élevées contribuent à la virulence de l’épidémie.

Une amélioration de la circulation de l’eau contribue à favoriser l’oxygénation du milieu. En outre, un apport régulier d’eau salée peut également inhiber la germination des bactéries productrices de toxines.
Pour éviter toute épidémie, la CCIMP a mis en place une station de pompage (enterrée pour éviter tout vandalisme), permettant d’amener l’eau de l’Etang de Vaine vers les Salins. Ainsi, les Salins ont aujourd’hui un niveau d’eau à peu près constant et grâce à cet apport, la température de l’eau est moins élevée, notamment l’été.

Par ailleurs le ramassage systématique et régulier des cadavres d’oiseaux (3 fois par semaine) a été mis en place afin d’éviter toute propagation de l’épidémie.
Cependant, la lutte contre le botulisme reste difficile car cette bactérie n’est pas forcément issue du site lui-même.

Le travail de mise en eau et de veille de la CCIMP a permis :

  • De conserver toute la richesse avifaune de ce site
  • D’en faire un lieu de promenade apprécié de tous les riverains de l’Etang de Berre, grâce à l’aménagement de chemins.
aménagements paysagers

L’aéroport se doit d’être un lieu accueillant et en harmonie avec son environnement.

Il est une véritable vitrine de la Provence pour tous les passagers arrivant dans notre région. C’est ainsi un lieu de rupture et de rêve pour tous ceux qui s’envolent vers d’autres horizons.

L’aménagement paysager fait donc partie des préoccupations importantes et chaque année l’aéroport investit pour offrir toujours plus d’agrément aux passagers.

En 2010, 211 000 € ont été consacrés à l’aménagement paysager de la plate-forme.
116 000 € ont été consacrés à l’entretien des espaces verts :

  • Arrosage des pelouses, développement et automatisation de l’arrosage.
  • Fauchage des prairies naturelles
  • Taille des haies
  • Entretien des jardinières, massifs d’arbustes
  • Entretien des fossés
  • Achat de fleurs, arbustes et arbres, etc …
entrée bleu

Au total ce sont plus de 10 000 fleurs qui sont plantées chaque année.

Comme pour les pelouses, un certain nombre de fleurs sont aujourd’hui posées par « plaques », un léger film plastique entourant chaque pied. Une technique qui permet d’éviter la pousse des mauvaises herbes et qui maintient une certaine « fraîcheur aux fleurs », limitant ainsi la consommation d’eau.
En parallèle de l’entretien régulier, l’Aéroport retient chaque année un certain nombre de priorités. Pour l’année 2011, le principal investissement paysager concernera le réaménagement partiel du rond-point des lavandes, entrée principale de l’aéroport.

Pour l’arrosage, 22 programmateurs sont répartis sur l’ensemble de l’aéroport.

En 2011, un outil de gestion centralisée de l’arrosage a été mis en place. Le système consiste à programmer et à gérer à distance l’arrosage automatique via un logiciel connecté aux programmateurs et aux compteurs d’eau. Ce logiciel intègre des données climatiques grâce à une mini-station météorologique prenant en compte la vitesse du vent, la pluviométrie, la température et l’hygrométrie.
Les programmes d’irrigation utilisent l’indice ETP (Evapo Transpiration Potentielle) pour programmer à distance l’arrosage. Par exemple, en cas de pluie la coupure des programmations est automatique.
La mise en place d’une gestion centralisée de l’irrigation peut générer une économie d’eau de l’ordre de 20%.

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