L’aéroport Marseille Provence réduit ses émissions de carbone entre 2013 et 2014

 

Le transport aérien comme la plupart des activités industrielles et de transport génère une pollution atmosphérique.

A l’échelle globale, l’aviation contribue au réchauffement climatique par l’émission de gaz carbonique (CO2).

Les différentes études reconnues au niveau international montrent que l’aviation est à l’origine de :

  • 2% des émissions de gaz carbonique, tous secteurs confondus
  • 13% de celles liées aux activités de transport dans le monde.

En France, les émissions de CO2 sont liées aux vols intérieurs représentant :

  • 1% des émissions de gaz à effet de serre, tous secteurs confondus
  • 4% des émissions dues aux transports (source DGAC)

Bien que la pollution de l’air générée par l’activité aéronautique soit relativement limitée, l’aéroport Marseille Provence a articulé 2 axes :

  • La surveillance de la qualité de l’air
  • Les mesures prises en faveur de la diminution des émissions.

 

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MESURE DE QUALITE DE L'AIR

 

La réglementation française fixe des seuils de concentration pour différents polluants.

Localement, la surveillance et l’information sur les polluants atmosphériques sont confiés aux associations de surveillance de la qualité de l’air agrées, en l’occurrence pour tout le pourtour de l’Etang de Berre à AIRFOBEP (Association chargée du suivi de la qualité de l’air pour l’Ouest de l’Etang de Berre).

Cette association a ainsi réalisé plusieurs campagnes sur l’aéroport ou à proximité immédiate, dont au trouvera ci-après les principales conclusions.

Il faut cependant noter la difficulté de connaître avec précision la contribution de la plate-forme à la pollution de l’air local.
Mesure la pollution atmosphérique, analyser sa nature et sa source est difficile car les pollutions se déplacent et se transforment chimiquement.

 

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BILAN CARBONE de l'aéroport Marseille Provence

 

Logo_ACA

En 2014, l’aéroport se lance dans l’Airport Carbon Accreditation, afin de comptabiliser ses rejets d’émissions de gaz à effet de serre. En 2015,
l’aéroport Marseille Provence renouvelle son niveau 1.

L’objectif est de collecter des données sur l’ensemble des activités qui consomment de l’énergie ou qui participent à un rejet de GES dans l’environnement. Ainsi, on retrouve au sein de l’aéroport plusieurs sources d’activité émettrices, telles que :

  • Le chauffage
  • La climatisation
  • La production d’électricité par les groupes électrogènes de secours
  • La consommation d’électricité (dont le 400 Hz)
  • Les produits de maintenance contenant des solvants (produits dits dangereux pour l’environnement)
  • Des équipements pour la sécurité incendie
  • Du stockage et de la distribution d’hydrocarbures

Avec l’aide de guides officiels comme le GHG protocol, le CITEPA ou encore le manuel de l’ACA, le gestionnaire est capable de calculer en carbone
équivalent (tCO2e) le montant des émissions.

En 2014, 6543 tonnes de CO2e ont été émises dans l’atmosphère, soit 17% de moins que 2013. Les émissions, réparties par sources d’activités sont les suivantes

 

 

 

En 2016, l’aéroport se fixe d’atteindre le niveau 2 de l’ACA qui nécessite la mise en place d’un système de management environnemental, afin de
sensibiliser le personnel aux bonnes pratiques, afin de réduire les émissions.

De plus, la réduction des émissions, passent par la réalisation d’actions concrètes. Le paragraphe suivant explique certaines actions mises en place
depuis peu et qui jouent un rôle important dans la réduction de l’empreinte carbone de l’aéroport de Marseille Provence.

 

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MESURES POUR REDUIRE LES EMISSIONS GAZEUSES

1. Les aéronefs

Pour ce qui concerne les aéronefs, les constructeurs proposent sur le marché et depuis déjà de nombreuses années, des avions plus économes en carburant
et donc de moins en moins polluants.

De même les compagnies aériennes participent à la limitation des émissions de gaz à effet de serre à travers :

  • La modernisation de leur flotte
  • Les mesures prises pour optimiser les procédures de vol
  • L’espace aérien pour économiser du carburant
  • Des programmes de recherche en énergies renouvelables …

Les aéroports se sont également engagés pour maîtriser leur propre impact sur l’environnement.

L’aéroport Marseille Provence a en ce sens engagé une politique de réduction des émissions de CO2 de sa flotte automobile en rapport avec l’ACA. Les
plus significatives sont citées ci-dessous.

 

2. Acquisition de véhicules non polluants

Pour réduire les émissions de gaz carbonique (CO2) et d’oxydes d’azote (NOx), ainsi que la consommation en énergie des voitures particulières, l’aéroport poursuit sa politique d’acquisition de véhicules peu polluants :

Au début de l’année 2011, l’aéroport possédait 101 véhicules dont :

  • 66 véhicules considérés comme des véhicules propres, c’est-à-dire conforme aux normes européennes d’émission 3, 4, 5)
  • 16 véhicules électriques

Les véhicules électriques restent exclusivement réservés pour des usages purement aéroportuaires, compte-tenu notamment de leur faible autonomie.
La politique d’achat des futurs véhicules intègre les coûts d’exploitation liés à la consommation d’énergie et la limitation des émissions de polluants.

 

3. Plan de déplacement en Entreprise

Depuis le 1er janvier 2010, la CCIMP s’est dotée d’un Plan de Déplacement d’Entreprise (PDE), dont l’objectif vise à rationaliser les déplacements des salariés, essentiellement leur domicile et leur lieu de travail, afin de privilégier des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle.

Dans la pratique, ce PDE s’est traduit par l’envoi à chaque salarié d’un document valorisant une offre de transport en commun depuis son domicile. En parallèle, des tarifs ont été négociés pour les salariés auprès des prestataires.

Avec la nouvelle gare Vitrolles Aéroport Marseille Provence, mise en service en 2008, l’aéroport a déjà contribué à la promotion des transports en commun, en développant avec ses partenaires des liaisons par navette bus entre l’aéroport et la gare, complétant ainsi les autres liaisons déjà existantes.

L’idée est d’aller au-delà, en continuant à œuvrer en faveur de tarifs attractifs et de correspondances adaptées, mais également en recherchant des synergies avec d’autres entreprises de la plate-forme. Pour se faire un groupe de travail AMP s’est constitué et un plan de proposition est en cours.

 

4. Mise en œuvre d’un système d’alimentation électrique pour fournir en énergie les avions en escale

En escale, un avion une fois à son poste de stationnement, moteurs arrêtés, a besoin d’énergie électrique pour l’alimentation des équipements de bord
(électricité).

Cette énergie peut être apportée de trois manières différentes :

  • Groupe auxiliaire de puissance, turbine située dans la queue de l’avion dit APU (Auxiliary Power Unit), alimentée en kérosène par le carburant de l’avion
  • Groupe électrogène mobile au sol, dit GPU (Ground Power Unit) pour l’électricité, alimenté généralement par un moteur diesel
  • Equipement fixé de 400 Hz situé sur la passerelle de l’avion pour l’alimentation directe à l’avion

En termes d’impact environnemental, l’APU émet entre 15 et 30 fois plus de CO2 que le GPU, qui lui-même émet 7 fois plus que les installations fixes de
400 Hz.
Le projet d’équiper l’aéroport Marseille Provence en poste 400Hz a nécessité 2,4 millions d’euros sur une période de 3 ans (2011-2013)

En 2015, l’aéroport a équipé 27 postes avions :

  •  18 au contact
  •  9 en semi-contact